Bonjour à toutes les vagabondeuses et les vagabondeurs.
Comme promis, je complète mon article sur le Château de BROCHON des anecdotes que nous a fourni notre guide Mr Laurent FROMENTIN ainsi que d'autres photos que j'ai prises tant en extérieur qu'en intérieur.
La maison qu'Etienne Liégeard (grand-père de Stéphen Liégeard) a acheté en 1804. Elle servira de demeure à Stéphen Liégeard pendant quand ce dernier est à Brochon avant la construction du château.

Elle sera complétée ensuite d'un bâtiment adjacent qui servira d'orangerie au rez-de-chaussée et de logement aux jardiniers à l'étage.


Joli petit pavillon qui d'après la légende aurait été utilisé par Prosper Jolyot de Crébillon. Poète, écrivain et dramaturge français né le 13 janvier 1674 à Dijon, Prosper Jolyot de Crébillon est décédé le 17 juin 1762 à Paris à l'âge de 88 ans. Élu à l'Académie française le 1er septembre 1731, puis nommé membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen le 21 novembre 1754, Crébillon repose dans le cimetière de Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris.




En haut de la tour carré qui s'élève à plus de vingt mètres de haut se situe une lanterne à la Chambord terminée par un petit lanterneau. Ce minuscule campanile est le point le plus haut du château auquel on puisse accéder par un petit escalier métallique en colimaçon, pour avoir une vue panoramique sur une partie de la côte viticole.



Dans un décroché du corps du bâtiment central, un imposant vase en pierre rouge de Brochon d'une hauteur d'environ 2 mètres a été commandé par Mme Mathilde Liégeard en 1899 au sculpteur Xavier SCHANOSKY.

A quelques mètres au dessus de ce vase, un grand cartouche surmonté d'un mufle de lion, porte l'inscription SALVE. Il s'agit d'un terme latin signifiant "je vous salue". Petit mot de bienvenue destiné à accueillir les hôtes du très courtois Mr Liégeard.

La façade Ouest à droite du perron d'entrée évoque la galerie des Loges du château de Blois avec ses arcades cintrées. Mais à Brochon, elles sont fermées de vitraux.

En haut du bâtiment central se trouve une magnifique fenêtre à meneaux où l'on retrouve les initiales du maître de maison.


L'entrée du château est pour le moins original car elle se trouve à la croisée de deux façades. La rotonde du perron se distingue par la richesse des sculptures.




La façade Est ouvre sur une vaste terrasse de 25 X 10 m qui domine le bas du parc. Cette façade est celle qui présente la plus grande influence des châteaux de la Loire.
Anecdote: on dit qu'un cheval aurait été inhumé sous la terrasse, probablement mort d'épuisement après avoir charrié des tonnes de terre.

Les deux tourelles d'angles terminées en cul-de-lampe (en forme d'échauguettes), s'inspirent de celles du château d'Azay le Rideau.
Petit clin d'œil du propriétaire, dans le décor des banderoles des tourelles sont gravés quelques titres d'ouvrages du poète Liégeard. Sur la tourelle sud, on peut lire, le Verger d'Isaure publié en 1870 - les Grands Cœurs couronné par l'Académie Française en 1894 et sur la tourelle nord, Rêves et Combats de 1892 - La Côte-d’Azur ouvrage composé à Brochon.
Anecdote, Stéphen Liégeard est considéré comme le parrain de la Côte d'Azur. Son ouvrage phare qui le mit à la postérité "La Côte-d’Azur" fût rédigé à Brochon en 1887. Il possédait une propriété à Cannes, la Villa des Violettes et y passait tous ses hivers. On appelait encore cette région la Riviéra Française. S'émerveillant de la beauté de ses paysages, il l'a décrivit comme une "terre bénie des Dieux, je la nomme Côte-d’Azur".




La porte d'entrée ou de service, selon l'usage, à une particularité: outre un bel heurtait de bronze et une poignée ornée d'une salamandre (que l'on retrouve aussi aux portes intérieures), elle possède un morceau d'architecture du Palais des Tuileries, scellé au dessus, en linteau.
C'est un souvenir que Stéphen Liégeard, qui était très attaché au Second Empire, a voulu conserver avec nostalgie, et exhiber à ses visiteurs comme un symbole de ce double crime qu'était à ses yeux le régime déchu et l'incendie qui ravagea le Palais des Tuileries en 1871.












Le grand hall d'inspiration Renaissance italienne qui constitue une des richesses de la demeure, possède un vaste escalier angulaire orné de torchères de bronze. Tous les éléments décoratifs sont en partie l'œuvre d'Eugène Piron.

Juste en face de l'escalier, dernier symbole d'une extravagance passée, la magnifique allégorie de Paul Gasq. Il s'agit d'une statue de nymphe sortant du bain dénommée "La Source" en marbre de Carrare. Elle fût exposé lors de l'Exposition Universelle de 1900. Pour l'anecdote, cette statue immortalise une jeune personne au service des Liégeard, une cuisinière. Ce jeune modèle fût montré du doigt et dû quitter le village. Le buste de Crébillon est aussi de Paul Gasq.





Tout d'abord, le plafond peint par Achille Cesbron représente un ciel azuréen, agrémenté de fleurs et d'angelots. Il y figure les grands noms de la littérature. Sont sculptées de part et d'autres des rayonnages, de superbes cariatides de Xavier Schanosky. Puis trône sur la cheminée un buste de Stéphen Liégeard réalisé par Eugène Piron.
































Cette immense pièce se trouve directement sous la charpente du corps de bâtiment central. Entièrement composée de pitchpin de Scandinavie et éclairée de deux fenêtres et d'une grande verrière, elle servait à la fois de bibliothèque, de salon de musique mais également de salon de peinture. C'était la pièce préférée de Mme Mathilde Liégeard où elle peignait, brodait et écoutait de la musique. L'endroit était chauffé par un magnifique et important poêle lorrain de faïence vert pâle. 



